"Le silence, c'est du temps perforé par des bruits" Marc de Smedt, Éloge du silence, Éd. Albin Michel, 1989


La partition est une écriture. Elle est composé de notes comme nos phrases sont composés de mots. C’est un langage.
Lorsque nous parlons, nous utilisons le silence. Il marque la fin d’une phrase, un temps de pause ou de réflexion parfois.
On peut considérer une partition de musique comme un outils de mesure du temps, avec un début et une fin, marqués par les notes de musique inscrites sur la partition, puis le tempo, le rythme qui raccourcissent ou étirent ce temps.
Et s’il n’y pas de note, il ne reste que du temps, mais un temps que l’on ne peut mesurer. Sauf peut être par la durée de son silence.

Cette pièce est une installation dont le dispositif sonore est activée par l’intervention de trois musiciens. Un guitariste, un violoniste et un contrebassiste. Les trois sont mis à contribution pour jouer ensemble, Layla de Éric Clapton.
Chaque musicien se trouve devant son pupitre sur lequel se trouvent ses partitions. Je suis intervenue en amont du jeu musical, en froissant les partitions, pour ainsi en transformer leur lecture. Les musiciens se trouvent tous devant des partitions différentes, puisque froissées différemment au hasard de mes gestes.

Au moment du jeu musical, peut être croit-on reconnaître la mélodie. Et finalement, une mélodie nouvelle se crée, en incluant d’avantage la notion de silence, puisque les notes de musiques dissimulées par les froissures du papier, ne sont pas jouées. On observe donc des temps de silence à l’intérieur de chacune des trois partitions.

Ce que je voulais c’est faire du hasard et du silence, deux notions essentielles du jeu musical.


Dispositif sonore activé par trois musiciens.














Vue de l'installation et extrait sonore, ISBA Besançon, 2014



"Le silence, c'est du temps perforé par des bruits" Marc de Smedt, Éloge du silence, Éd. Albin Michel, 1989


La partition est une écriture. Elle est composé de notes comme nos phrases sont composés de mots. C’est un langage.
Lorsque nous parlons, nous utilisons le silence. Il marque la fin d’une phrase, un temps de pause ou de réflexion parfois.
On peut considérer une partition de musique comme un outils de mesure du temps, avec un début et une fin, marqués par les notes de musique inscrites sur la partition, puis le tempo, le rythme qui raccourcissent ou étirent ce temps.
Et s’il n’y pas de note, il ne reste que du temps, mais un temps que l’on ne peut mesurer. Sauf peut être par la durée de son silence.

Cette pièce est une installation dont le dispositif sonore est activée par l’intervention de trois musiciens. Un guitariste, un violoniste et un contrebassiste. Les trois sont mis à contribution pour jouer ensemble, Layla de Éric Clapton.
Chaque musicien se trouve devant son pupitre sur lequel se trouvent ses partitions. Je suis intervenue en amont du jeu musical, en froissant les partitions, pour ainsi en transformer leur lecture. Les musiciens se trouvent tous devant des partitions différentes, puisque froissées différemment au hasard de mes gestes.

Au moment du jeu musical, peut être croit-on reconnaître la mélodie. Et finalement, une mélodie nouvelle se crée, en incluant d’avantage la notion de silence, puisque les notes de musiques dissimulées par les froissures du papier, ne sont pas jouées. On observe donc des temps de silence à l’intérieur de chacune des trois partitions.

Ce que je voulais c’est faire du hasard et du silence, deux notions essentielles du jeu musical.


Dispositif sonore activé par trois musiciens.














Vue de l'installation et extrait sonore, ISBA Besançon, 2014