Ce travail a été réalisé en collaboration avec l’usine de papier de luxe Zuber-Rieder de Boussières.
En 1870, après le rattachement de l’Alsace à l’Allemagne, cette usine, initialement basée dans le Haut-Rhin, s’est implantée en territoire français.
Elle occupe donc depuis, de vieux et vastes bâtiments d’un petit village du Doubs. La plupart de ces bâtiments ne sont maintenant plus occupés car leur vétusté les rend quasiment inaccessibles. J’ai d’ailleurs été frappé par les dimensions de ces bâtiments vides.

J’ai travaillé, pour ce projet, à partir de lettres d’ouvriers que j’ai retrouvé dans les archives de l’usine. Elles datent de la Seconde Guerre Mondiale. Ces lettres d’ouvriers sont adressées au patron de l’usine alors qu’eux se trouvent dans un camp en Allemagne, réquisitionnés pour le travail forcé.
Il me paraissait intéressant pour ce travail d’exploiter cette période de guerre avec l’Allemagne, quand la naissance de l’usine à Boussières résulte elle même d’un conflit similaire 70 ans auparavant.
J’ai également voulu exploiter de manière sonore les sensations de vide et d’échos qui règnent dans certains bâtiments inoccupés de l’usine.

Cette pièce, comme la précédente prend une forme sonore, contenant des lectures. En effet, 70 ans environ après l’écriture de ces lettres, je les réactualise en les relisant. J’ai enregistré ma voix dans un espace vaste, dépourvu de mobilier. Ma voix donc se disperse, se réverbe, créant ainsi une impression audible de vide autour d’elle.



Série de pièces sonores
Durée aléatoire
2013










Ce travail a été réalisé en collaboration avec l’usine de papier de luxe Zuber-Rieder de Boussières.
En 1870, après le rattachement de l’Alsace à l’Allemagne, cette usine, initialement basée dans le Haut-Rhin, s’est implantée en territoire français.
Elle occupe donc depuis, de vieux et vastes bâtiments d’un petit village du Doubs. La plupart de ces bâtiments ne sont maintenant plus occupés car leur vétusté les rend quasiment inaccessibles. J’ai d’ailleurs été frappé par les dimensions de ces bâtiments vides.

J’ai travaillé, pour ce projet, à partir de lettres d’ouvriers que j’ai retrouvé dans les archives de l’usine. Elles datent de la Seconde Guerre Mondiale. Ces lettres d’ouvriers sont adressées au patron de l’usine alors qu’eux se trouvent dans un camp en Allemagne, réquisitionnés pour le travail forcé.
Il me paraissait intéressant pour ce travail d’exploiter cette période de guerre avec l’Allemagne, quand la naissance de l’usine à Boussières résulte elle même d’un conflit similaire 70 ans auparavant.
J’ai également voulu exploiter de manière sonore les sensations de vide et d’échos qui règnent dans certains bâtiments inoccupés de l’usine.

Cette pièce, comme la précédente prend une forme sonore, contenant des lectures. En effet, 70 ans environ après l’écriture de ces lettres, je les réactualise en les relisant. J’ai enregistré ma voix dans un espace vaste, dépourvu de mobilier. Ma voix donc se disperse, se réverbe, créant ainsi une impression audible de vide autour d’elle.



Série de pièces sonores
Durée aléatoire
2013